Comment Wang-Fô fut sauvé
EN TOURNEE
Une écriture sobre et à la fois chatoyante, des images concises et à la fois surréalistes, entre poésie et fantastique, Marguerite Yourcenar nous entraîne dans une profonde réflexion. Au travers du pouvoir de la peinture, c’est celui de l’art et de l’imagination même qu’elle questionne. En sublimant le réel, l’auteur fait de ce conte une apologie de la beauté face à la dureté du monde réel. Faisant sonner les mots de cette façon qui lui est propre, Benjamin Lazar donne au spectateur à dessiner cette autre réalité.
Peinture, littérature et musique avec les musiciens de l’excellent quatuor Habanera qui prêtent leurs saxophones aux métamorphoses sonores : guidé par la composition originale d’Alain Berlaud, le quatuor se fait tour à tour route, auberge, palais, jardin et mer pour accompagner Wang-Fô et son disciple vers leur destinée mystérieuse.
Comment Wang-Fô fut sauvé
Conte extrait des Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar (c) Editions Gallimard
THEATRE DE L’INCREDULE / QUATUOR HABANERA
Spectacle pour quatuor de saxophones et un comédien-récitant
Durée : 1h00 / Tout public à partir de 10 ans
Sur une musique d’Alain Berlaud (CREATION)
mise en scène Benjamin Lazar et Louise Moaty
scénographie Bernard Michel
costumes Bernard Michel et Loic Le Gall
recherches dramaturgiques Olivier Lexa
Avec
Benjamin Lazar, comédien
Le quatuor Habanera : Christian Wirth, Sylvain Malezieux, Fabrizio Mancuso, Gilles Tressos, saxophones
Sur les routes de l'empire de Han, vagabondent deux hommes : Wang-Fô, vénérable vieillard, est un maître en peinture ; Ling, son disciple, porte les œuvres et les pinceaux. Depuis leur rencontre, un soir dans une taverne, leurs destins sont tressés : le maître a montré comment voir le monde à travers le filtre de l'art et le disciple a quitté la maison familiale pour suivre celui qui lui a révélé la beauté de l'éclair et la grâce de la fourmi. L'épouse de Ling n'a pas survécu à cette chaste infidélité ; Wang-Fô a peint son corps sans vie suspendu à la branche d'un cerisier. De village en village, ces nouveaux pères et fils cherchent des paysages à transposer sur la toile.
Un jour, les gardes de l'empereur arrêtent les deux hommes et les conduisent au palais du Dragon Céleste, jeune souverain au corps de vieillard…
Citation
« Ils étaient peu chargés, car Wang Fô aimait l’image des choses, et non les choses elles-mêmes, et nul objet au monde ne lui semblait digne d’être acquis, sauf des pinceaux, des pots de laques et d’encres de Chine, des rouleaux de soie et de papier de riz. »
Presse
« Dans Comment Wang-Fô fut sauvé, une des Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar, Benjamin Lazar signe la mise en scène avec Louise Moaty, indissociable de son chemin artistique, et interprète le texte. C'est une chorégraphie d'une délicatesse bouleversante qui soutient le conte, magnifiquement distillé. Il y a un art de Benjamin Lazar qui se fait encre même et dessin, qui se déplace, de poutre en poutre, comme un danseur, un acrobate, le fin athlète d'un mimodrame, parfois.
Il est le narrateur, mais il peut se faire arbre, feuille, pièce de tissu qui frémit dans la brise. C'est extraordinaire.
La beauté subtile des saxophones, les sons qui apparaissent et se dissipent comme les touches du pinceau sans tremblé de Wang-Fô, tout est traduction fascinante de l'écriture de Marguerite Yourcenar qui, elle-même, se fondait dans la culture qu'elle évoquait pour distiller les charmes vénéneux de cette histoire magnifique. Superbes alliances.»
Armelle Héliot, http :blog.lefigaro, 22 novembre 2008
CREATION 2008
Production déléguée : Théâtre de l’Incrédule et Quatuor Habanera
Production : Opéra de Rouen Haute-Normandie, ARTS 276/Festival Automne en Normandie.
Avec le soutien à la production et à la diffusion de la Région Haute-Normandie et de l’ODIA Normandie.
Avec le soutien à la résidence des Rencontres en Pays de Bray et de la Scène nationale de Petit-Quevilly/Mont-Saint-Aignan.
La création musicale de « Comment Wang-Fô fut sauvé » a eu lieu dans le cadre de l’Académie Bach d’Arques la Bataille (76) avec le soutien de la DRAC Haute-Normandie.