Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé / CREATION 2009
CREATION 2009
Après L’Autre monde et les états ou empires de la lune de Cyrano de Bergerac, le choix de ce texte marque pour Benjamin Lazar une continuité et une fidélité aux auteurs épicuriens et aux écrits de la première moitié du XVIIe siècle, injustement moins connus que ceux de la seconde moitié des auteurs dits « classiques ».
Monter Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé, c’est faire découvrir une œuvre qui, par la beauté de sa langue, sa construction dramatique, et la variété des scènes, peut vraiment être considérée comme le 'Roméo et Juliette' français.
Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé
de Théophile de Viau
Durée : 1h45
mise en scène : Benjamin Lazar
collaboration artistique : Louise Moaty
scénographie : Adeline Caron
costumes : Alain Blanchot
maquillages : Mathilde Benmoussa
lumières : Christophe Naillet
régie lumières : Romain Juhel
régie plateau : Patrick Naillet
Distribution :
Lorenzo Charoy, Julien Cigana, Benjamin Lazar, Anne-Guersande Ledoux, Louise Moaty, Alexandra Rübner, Nicolas Vial
Pyrame et Thisbé s’aiment depuis longtemps, malgré la surveillance de la mère de Thisbé, malgré la jalousie de Narbal, le père de Pyrame, et enfin malgré celle du roi qui projette de faire assassiner le jeune homme. Car leur seul maître est Amour.
Un jour, n'y tenant plus, ils décident de s'enfuir et se donnent rendez-vous à l'écart de la ville, à la nuit tombée, auprès du tombeau de Ninus au-dessus duquel pousse un mûrier dont les fruits, en ce temps là, étaient blancs. Thisbé arrive la première mais un lion, attirée par l'odeur de la jeune fille, survient ; Thisbé s'enfuit dans une caverne proche et, dans sa hâte, laisse tomber son foulard que la lionne déchiquète et macule de sang de sa précédente victime.
Sur ses entrefaites, Pyrame arrive et, trouve le voile abandonné par la jeune fille et ensanglanté par le mufle du lion...
La fable de Pyrame et Thisbé, l’opposition des familles à l’amour de ces amants, la tyrannie du roi despote, le double suicide des amants, et les métamorphoses qui s’en suivent servent doublement Théophile de Viau : d’une part cette histoire mythologique et amoureuse lui permet d’utiliser son savoir-faire de poète et d’écrire parmi les plus beaux vers de la langue du XVIIe siècle dans la description de la nature, du désir puis du délire amoureux. D’autre part, cette histoire lui permet de mettre en avant un trait essentiel de sa pensée : le refus de toute forme d’autorité (parentale, religieuse, politique) au profit de l’expression naturelle du désir et de la liberté individuelle.
>>>> Interview de Benjamin Lazar réalisé par Florent Siaud pour Agôn, revue d'arts du spectacle en ligne.
Production déléguée : Théâtre de l’incrédule
Coproduction : théâtre de Caen, Théâtre de l’incrédule, Maison de la culture d’Amiens – Centre de Création et de Production, Scènes du Jura – Nouveaux espaces Nouvelles formes
Avec le soutien de la Région Haute-Normandie, de la Région Basse-Normandie, du Ministère de la Culture – DRAC Haute-Normandie, de l’ODIA Normandie / Office de Diffusion et d’Information Artistique de Normandie, du Département de Seine-Maritime
Coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Avec l’aimable collaboration du Théâtre du Château d’Eu et de l’ARCAL (Compagnie Nationale de Théâtre Lyrique et Musical)
Les décors sont réalisés par le théâtre de Caen.
Précédé de
La Farce des bossus
(farce comique)
mise en scène : Benjamin Lazar
collaboration artistique : Louise Moaty
scénographie : Adeline Caron
costumes : Alain Blanchot
maquillages : Mathilde Benmoussa
lumières : Christophe Naillet
régie lumières : Romain Juhel
régie plateau : Patrick Naillet
Avec
Lorenzo Charoy
Julien Cigana
Benjamin Lazar
Anne-Guersande Ledoux
Louise Moaty
Alexandra Rübner
Nicolas Vial